vendredi 13 novembre 2009

Un maire protestant!

En écho aux dernières élections municipales, voici le premier de deux articles forts intéressants paru dans le Courrier de Saint-Hyacinthe, «le doyen de la presse francophone en Amérique du nord». Cela nous donne un peu le ton des relations qui prévalaient entre catholiques et protestants dans cette ville au début du siècle dernier. Il est étonnant de voir l'influence des protestants francophones de cette ville à cette époque, et cela,  même s'ils étaient nettement en minorité.

Pour certain il sera aussi étonnant de remarquer la tendance libérale de ces derniers! En effet, cent plus tard nous remarquons que la mouvance évangélique d'aujourd'hui se campe généralement du côté des conservateurs. C'était d'ailleurs une base de soutien importante lors de la restructuration des "nouveaux" conservateurs au Québec, du moins au tournant de l'an 2000, du temps des alliancistes de Stockwell Day.

Dommage je n'ai pas trouvé la date de parution exacte des articles sur le site. Ni l'auteur, d'ailleurs, bien que je suppose qu'il doit être M.Cordeau du bureau des archives de Saint-Hyacinthe. à suivre...



Élection du maire Payan, lundi 10 janvier 1910 (1)


«Saint-Hyacinthe, la campagne électorale qui a conduit à l'élection du maire Payan, en janvier 1910, avait fait couler beaucoup d'encre. En effet, les trois journaux locaux n'avaient pas peur d'afficher leur couleur. Comme une véritable lutte à finir, tous les coups étaient permis. D'un côté, le journal libéral L'Union qui prenait pour Paul-Frédéric Payan, de religion protestante, industriel, copropriétaire de la Tannerie Duclos & Payan.





Paul-F. Payan, maire, de 1910 à 1914, et Samuel Casavant, candidat défait. (Archives CHSH)
De l'autre, le journal conservateur, Le Courrier et le journal La Tribune, qui se disait politiquement indépendant, mais qui en réalité, avait un fort penchant conservateur. Ces deux journaux préféraient Samuel Casavant, catholique, industriel, copropriétaire de Casavant Frères. Payan avait été conseiller municipal de la Ville de Saint-Hyacinthe de 1881 à 1884. Casavant détenait un poste de conseiller depuis 1904.


Pour les opposants à l'élection de Paul F. Payan, on lui reprochait notamment que son fils Louis était conseiller municipal de Saint-Hyacinthe, qu'il était président de la compagnie qui fournissait de l'éclairage à la Ville, qu'il était trop âgé, qu'il n'était pas de religion catholique, qu'il s'était opposé en 1899 à ce que la Ville paye les travaux de restauration de la Croix du Jubilé avec les deniers publics, que son industrie était moins importante pour Saint-Hyacinthe que celle de son adversaire, et qu'il ne payait pas bien ses employés.

Lire la suite ici sur le site du journal...



Élection du maire Payan, lundi 10 janvier 1910 (2)



«Journal Le Courrier

Samedi 18 décembre 1909 : « M. Payan est l'un des citoyens les plus âgés de cette ville. On dit que sa santé demande des ménagements. M. Casavant touche à peine à la cinquantaine. La mairie ne rajeunit ni ne ragaillardit les gens : et les promesses de L'Union ne vaudront rien contre l'influence insidieuse du bonnet de coton, de la robe de chambre et des pantoufles dont le vieux M.





l'Hôtel de Ville était situé au second étage du Marché. (Archives CHSH)




Payan est menacé à courte échéance. Votez pour Samuel Casavant et ce vote vaudra mieux pour Saint-Hyacinthe. [...] La dernière saleté de L'Union. -Il fallait à la digne feuille, une phrase de curé pour étayer sa fière proposition que ce sont les protestants qui font vivre les catholiques de Saint-Hyacinthe et que dès lors M. Payan est mûr pour la mairie ».»

Lire la suite du 2e article ici...


mardi 10 novembre 2009

Citation intéressante!

«Si Jésus reviens demain... je plante un arbre aujourd'hui».



J'ai toujours aimé cette phrase de Luther. J'aime bien l'idée de vivre pleinement ici-bas... avec une entière confiance en Dieu. Une confiance tranquille qui n'est pas bousculée par l'urgence de tout les "findumondistes".

Damien Robitaille

Je découvre l'univers musical de Damien Robitaille ces temps-ci. C'est un artiste émergent. J'aime bien placé ce mot dans une phrase ;-). Franco-ontarien, il est natif de la Baie Georgienne (Bio). Fils d'un père franco et d'une mère anglo, sa mère étant pasteure, il a, comme on peut dire, grandit sur les bancs d'églises! Bravo...Il a choisit de chanter en français. Sympatique, ses chansons sont empreints de joie... d'humour. À découvrir...

samedi 7 novembre 2009

Un de mes ancêtres ?


Il y a quelques temps, un de mes amis qui m'a fait parvenir cette nécrologie! C'est tiré de du Journal L'Aurore de... je ne sais quelle année?



À la blague, il m'a fait des remarques sur nos deux caractères semblables, semble-t-il! Peut-être ne suis-je pas le premier, Archambault, de St-Marc à avoir «r'virer capot»! Il faudrait que j'investigues de ce côté pour savoir si je suis de la même lignée que ce cher Benjamin.


Enfin, voilà ce à quoi ressemblait une nécrologie protestante fin 19e siècle début 20e!

mercredi 4 novembre 2009

Nouvelle version biblique!

Depuis peu sur le statut «facebook», de mon amie Louise, je découvre ou plutôt... redécouvre certains versets de l'évangile en traduction libre «québécoise». Je trouve cela vraiment génial! Si vous ne connaissez pas Louise, je vous invite à écouter son émission Le LightClub sur CKZW. C'est une émission qui nous fait voyager dans l'univers éclectique de la musique gospel. De plus c'est doublé d'excellentes entrevues avec des personnalités du monde protestant évangélique d'ici.

Alors voici. Inspirée du nouveau Tintin "Colocs en stock", et après les versions bibliques d'Ostervald, Darby, Segond, Colombe etc... voici quelques versets de la version Guay, dite ...en "Joual"

Pour débuter quand Jésus dit « Ainsi soit-il » çà donne « C'est çà qui é çà ! »

Ensuite quand Jésus dit « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » ça donne « Si tu veux passer d’vant lé zaut’ ben va falloir que tu fasses la file pis que tu torches les toilettes un boutte avant ».

Et pour terminer, quand Jésus dit en Mathieu 7 : 13-14 «Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.» ça donne...

« Mets-en k’tu t’fais avoir en prenant l’autoroute, t’as pas remarqué qui a full de trafic? Pis en plus tu vas t’ramasser dans l’fossè! Coute-moé ben kasse de bain, pis prend el raccourci que j’t’ai montré, yé ben étrette mais au moins tu vas te rende comme y faut pis tu vas avoir la route à toué tu seul! »

mardi 3 novembre 2009

Souvenir d'Halloween!

L' Halloween en fin de semaine passée! Peut-être la fête la plus controversée du monde évangélique? J'en garde personnellement de très bons souvenirs avec mes enfants. Nous n'avons jamais été de la ligne orthodoxe qui juge que cette fête n'est qu'une manifestation du diable. Bien sûr, je pense que certains y vont un peu fort dans le «creepshow déco», mais bon!

Parfois, je pense que la plus belle mascarade de cette fête vient des chrétiens eux-mêmes! Surtout lorsque je nous vois transformer la fête pour tenter de la rendre acceptable à l'intérieur même de nos églises! Mais oui! Nous lui donnons des noms comme... fête de la moisson et autres noms automnales. Je pense que cela n'est autre qu'une façon détournée pour permettre à nos enfants de se déguiser et d'avoir des bonbons à profusion... tout en gardant la conscience tranquille. Pour ce qui est de souligner l'abondance des récoltes, il y a déjà une fête pour cela qui s'appelle l'Action de Grâce, qui plus est... est un jour férié! Enfin, personnellement nous avons toujours donné à nos enfants l'opportunité de courir les rues du village avec les autres enfants.

Parmi mes plus beaux souvenirs d'halloween, il y a cette année où nous avions décidé, en église, de courir les rues de notre ville avec nos enfants. Oui! Oui! les adultes avec les jeunes. Comme nous avions tous des costumes d'époque, que nous portions chaque année pour la célébration de notre fameux «Noël d'Époque», et bien nous avions décidé, cette année-là, de tenter de faire d'une pierre deux coups! Je m'explique...

Nous avions mis sur pied un service d'aide alimentaire (l'Ouvre-Boîte) pour les gens dans le besoin. Nous desservions, en ce temps, environ 40 familles par semaine. Généralement, il était assez facile de pourvoir le comptoir en fruits et légumes, mais il a toujours été difficile de trouver des denrées non-périssables pour soutenir les besoins de l'Ouvre-Boîte. Eh bien! Cet automne-là nous avions ciblé un quartier en passant des «flyers» aux portes. Ainsi, les gens savaient d'avance qui nous étions, et que nous allions passer avec nos enfants afin de garnir les greniers de l'Ouvre-Boîte.

Le fameux soir venu, nous avons enfiler notre costume, même le camion et la remorque avait des allures de char allégorique avec son et musique! Bonbons étaient au rendez-vous pour les jeunes du quartier sur un fond de musique pour enfants comme le «Petit soldat» de Sandrine Poncelet. Je n'ai trouvé que ce lien YouTube sur lequel on peut entendre quelques chansonnettes pour enfants en exemple. Les citoyens étaient ravis de nous accueillir, de nous donnés la nourriture pour l'Ouvre-Boîte. Plusieurs nous offrant même de l'argent! Tout cela avait été une provision divine incroyable pour le comptoir d'aide alimentaire et... nos enfants étaient tous souriant!

lundi 26 octobre 2009

De retour!

Bon voilà il faudrait bien que je recommence à écrire avant la fin du mois si je veux être cohérent. Écrire demande toujours un certain effort... surtout dans le développement des différentes idées. Je compte bien continuer dans la même veine ; foi chrétienne, histoire, culture et autres bricoles.

Il y a un petit projet que je compte bien commencer cette saison! Celui de faire le tour des lieux significatifs du protestantisme franco-québécois et de les commenter. Il faut, dans un premier temps, que je me trouve une caméra vidéo potable, ensuite je pourrai commencer à jouer au V.J., vidéo-journaliste.

Il y a en effet plein d'endroit à découvrir! Très peu d'évangéliques savent, qu'avant les années 60, il y avait d'authentiques québécois, enfin canadiens-français comme on disait à l'époque, qui croyaient «autrement» que la majorité catholique! Ces gens ont laissés des traces; des églises, des cimetières, et bien sûr des écrits. Aussi avons-nous, je crois, tout intérêt à mettre en valeur ce patrimoine pour nous et les générations à venir.

La semaine dernière j'ai reçu, pour le compte de la Société d'Histoire du Franco-Protestantisme au Québec (SHPFQ), deux pleines boites de livres, dont plusieurs sont des ouvrages très rares! Il venait d'un ami, David Fines. Ce trésor venait de son père, qui était pasteur dans l'église-Unie, feu Hervé Finès. Il a été le dernier éditeur du journal l'Aurore (186?-1986). Dans les prochains billets je partagerai un peu plus de ces trouvailles.

Voici tout de même un exemple de ces perles...



Ce texte de Primeau-Robert est des plus intéressant sur la places des protestants dans la société québécoise de l'époque. Ainsi nous y apprenons que l'identité de la langue et de la religion était tellement lié pour les canadiens-français, qu'il était impossible pour les franco-protestants de ce temps, de faire parti de la société Saint-Jean-Baptiste! Si j'ai un peu de temps je numériserai tout le texte et le mettrai en ligne. Enfin tout cela pour dire que nous connaissions ce texte(nous avions des photocopies!) mais personne n'avait encore trouvé un original. Bref de bien belles choses à découvrir.

Jocelyn